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LA CONSOLATION DES NAVIGANTS

LA CONSOLATION DES NAVIGANTS
Mise en lumière par JEAN RODOLPHE GLAUBER en faveur de ceux qui entreprennent de longues & périlleuses navigations pour l’utilité de la patrie

Article mis en ligne le 22 février 2011
dernière modification le 7 janvier 2022

LA CONSOLATION DES NAVIGANTS.

Dans laquelle est enseigné à ceux qui voyagent sur mer un moyen de se garantir de la faim & de la soif, voire même des maladies qui leur pourraient survenir durant un long voyage.

Mise en lumière par

<span class="caps">JEAN</span> <span class="caps">RODOLPHE</span> <span class="caps">GLAUBER</span>

en faveur de ceux qui entreprennent de longues & périlleuses navigations pour l’utilité de la patrie.
Et traduite en Français par le Sieur Du TEIL

M.C.L.I.X.

<span class="caps">PR</span>É<span class="caps">FACE</span> <span class="caps">AU</span> <span class="caps">LECTEUR</span>

Ami Lecteur, Notre Sauveur Jésus Christ nous a commandé de traiter notre prochain, comme nous voudrions en être traités, & même de l’aimer à notre égal, qui est une doctrine de laquelle dépendent la loi & les Prophètes. Et quoique fort peu de gens y fassent réflexion, & que tout le monde soit attaché à ses propres intérêts, il s’en trouve pourtant quelqu’un qui songe à ce précepte, & qui ne laisse échapper aucune occasion de servir son prochain. Il y en a qui ne pouvant donner que leur conseil & leur assistance, les donnent très volontiers ; d’autres qui pourraient faire largesse de leurs facultés, sont tellement poussés d’envie & d’avarice, qu’ils n’ont aucune amitié que pour eux mêmes, & c’est de cette sorte de gens que le monde est rempli, d’où vient que la charité vers les prochain est entièrement éteinte. Puis donc que la toute puissance divine m’a donné un médiocre talent de rechercher les secrets de la nature, sans doute afin que je le communiquasse aux autres, je dirai sans reproche que je ne l’ai pas voulu enfouir, mais que tous les ans l’en ai départi quelque chose au public. J’ai même résolu, avec son assistance, d’en mettre en lumière davantage & en nombre & en bonté. Or après avoir lu beaucoup de relations de voyages sur mer, aux Indes Orientales & Occidentales, j’ai considéré avec étonnement les épouvantables dangers que l’on y court tant à cause des ennemis & des Pirates, que des écueils & des tempêtes qui font submerger les Vaisseaux : mais de tous les dangers &de toutes les incommodité & de la navigation je n’en trouve point de plus fâcheux, ni de plus insupportable que la disette pour le boire & pour le manger. Car lorsque les vaisseaux sont pris des Corsaires, ceux qui étaient dedans perdent à la vérité leurs biens, mais ordinairement ils ne perdent par la vie, dont la perte est irréparable, là où on peut facilement par le moyen du commerce réparer celle des richesses ; que s’ils sont condamné, à mourir, ils sont bientôt affranchis de toute sorte de douleur. Mais s’il arrive par malheur qu’on soit dépourvu de pain d’eau, & qu’on en vienne à cette horrible extrémité de se déchirer & manger l’un l’autre, certes c’est une misère bien plu cruelle que la mort même. Quoique les provisions de bouche pour le manger ne manquent pas si souvent, il n’en est pas de même de l’eau, tellement que venant à manquer on est contraint d’endurer les tourments de la soif, sans espérance d’aucuns secours étant en pleine mer à la merci de vents & des ondes. Or, la prospérité des régions maritimes où il ne croit presque point de vin ni de blé, telle qu’est la haute Allemagne, consistant principalement en la navigation, il est important de l’établir le plus avantageusement qu’il se pourra. Et c’est la raison qui m’a obligé à songer aux moyens qu’il y a de remédier à cette disette de provisions pour le boire & pour le manger, ce, qu’on peut faire dans les vaisseaux des choses plus capables d’apaiser la faim & la soif, que le pain & l’eau commune, même de guérir la maladie ordinaire des matelots, à savoir le Scorbut. Ainsi en cas que le voyage soit plus long qu’on ne s’était imaginé on se pourra servir de cette matière quand les provisions auront manqué. Or j’ai cru obliger beaucoup le public en lui communiquant le secret, & déclarant quelle est cette matière, & comment il en faut user dans la nécessité.
C’est pourquoi afin que tout le genre humain en puisse tirer quelque utilité j’ay fait imprimer cet ouvrage, & je ne l’ai pas voulu adresser seulement à quelques particuliers, & je ne doute point que ma sincérité ne soit bien reçue de tous les voyageurs, qui se trouvant dans les dangers de la navigation, se seront garantie des inconvénients par ce moyen, de quoi ils auront sujet de rendre grâces à Dieu tant que le monde durera & que l’on fera des voyages sur la mer. Que si quelqu’un doute d’une vérité appuyée sur de si bons fondement, chacun est libre de s’en rapporter à l’expérience, avant que d’y ajouter foi, en pouvant faire l’essai non seulement en voyage, mais encore à la maison. Que personne donc ne blâme témérairement ce qu’il ne peut pas comprendre, de peur qu’il ne tombe par après en confusion. Il ne faut pas aussi s’étonner qu’en certains endroits je ne me sois pas expliqué clairement, car j’ai raison de cela. Et le Lecteur affectionné doit recevoir cet ouvrage comme un don de Dieu : car si je vois qu’il le reçoive en bonne part, je lui en communiquerai davantage avec l’aide de Dieu. Tous ceux donc qui auront besoin de ces remèdes contre la faim & la soif, & des maladies qui attaquent les navigants, il pourra s’adresser à un homme qui les prépare selon mon instruction. S’il se trouve des insensés & des ingrats, auxquels cette, proposition ne soit pas agréable ; elle le sera toutefois à Dieu, qui nous a recommandé une affection mutuelle & qui me fera un jour cette grâce, que les âmes pieuses & reconnaissantes s’acquitteront envers mes enfants qui resteront après moi de l’obligation qu’ils m’auront. C’est de quoi j’ai une entière confiance.

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Oeuvre minérale - Les trois parties de l'?uvre minérale - La teinture de l'or - Traité de la médecine naturelle - La consolation des navigants - dans la Bibliotheca Esoterica

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La Première [seconde, troisième] partie de l'oeuvre minérale, ou est enseignée la séparation de l'Or des Pierres à feu, Sable, Argile, & autres Fossiles, par l'Esprit de Sel, ce qui ne se peut faire par autre voye. Comme aussi une Panacée, ou Médecine universelle, antiomoniale, & son usage. [Ensemble] : La teinture de l'or... [Suivi de] Traicté de la médecine universelle, ou le vray or potable. [Et de] : La Consolation des navigants...


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